elle dit:" ton ame est emplie,
cher captif, de morosité.
mets ton fronts sur mon sien. oublie
ta patrie et ta liberté.
avec joie, o mon roi, je porte
mes pas vers le lieu que voici.
aime moi. jaimais nul ici
na baisé mes yeux de la sorte.
dans la quiéétude du soir
nul jeune tchékesse à l'oeil noir
ne sétait glissé sur ma couche,
au fait de mon humeur farouche,
de ma beauté à l'abord fier.
je sais le sort qui peut mattendre:
les miens abrupts, veulent me vendre
a celui qui ne m'est pas cher
et qui vit en terre étrangère.
je prierai mon père et mon frère,
sinon, mon poignard, le poison...
un bras plus fort que la raison
me pousse vers toi tout entière.
cher captif, mon coeur te chérit
tu sus enchanter mon esprit."
alexandre pouchkine, extrait du prisonnier du caucase traduit du russi par léon robel